J'y suis presque
Avant, j'étais.
Juste cela.
Noyé dans un océan sans fin,
nageant pour finalement demeurer.
L'impression de ne pas appartenir à ce monde,
Collée à chacun de mes pas.
Etait ce cela vivre?
De bons et de mauvais instants
Se succédant sans cesse
Pour tisser le fil de ma vie?
Pris pour eux seuls, ces moments une fois isolés
Semblent bien désués et vide de sens.
Qu'ont de précieux ces jours
S'ils ne se suffisent à eux-mêmes?
Puis est arrivée la lumière.
Immergé dans la noirceur,
L'ignorance nous enveloppe,
Rassurante chaleur utérine.
La lumière étant,
La sérénité cède sous la réalité.
Lorsque la lumière les éclaire,
Les ténèbres n'en sont que plus visibles.
L'âme voit alors ce que ces yeux,
Aveugles consentants, lui cachait.
Privée de son absence rassurante de repères
Au moment même où les limites de son monde
Se montrent sous leur vrai jour,
L'âme déborde.
Elle se réveille, exultant au contact
de ses sens dont elle a été coupée
durant sa cécité prénatale.
Ivre de vie,
Elle peut enfin s'exprimer,
Vers cette lumière qui,
Elle ne s'en rendra compte qu'une fois touchée,
N'est que son reflet.
Samedi 15 septembre 2007
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